Le système monétaire gonfle la dette publique

Quand les banques ont le pouvoir de créer de la monnaie en circulation, nous finissons tous par payer plus d’impôts.En effet, les bénéfices de la création monétaire vont aux banques plutôt qu’aux contribuables et les contribuables finissent par payer les pots cassés des crises financières causées par les banques.

Les banques centrales impriment toujours des billets de banque ( ex: billet de 10 euros). Comme cela ne coûte que quelques centimes d’imprimer un billet de 10 euros, le gouvernement fait un profit pour chaque billet de banque imprimé. Entre 2000 et 2009, le Royaume-Uni a par exemple bénéficié de la création de  £18 milliards –suffisant pour payer 90 000 infirmières durant cette période.

Mais les banques centrales créent seulement la monnaie papier, laissant aux banques le privilège de créer la monnaie électronique que nous utilisons tous les jours. Quand les banques créent de l’argent, elles sont les principales bénéficiaires de cette création, non pas l’Etat ou les contribuables.

Entre 2002 et 2009, au Royaume-Uni,  les banques ont injecté 1000 milliards de livre supplémentaire en circulation en prêtant ( chaque prêt supplémentaire créant de la monnaie supplémentaire). Comme cet argent a été créé par les banques, ce sont elles les grandes gagnantes, elles ont reçu les intérêts de ces 1000 milliards de prêts supplémentaires.

Si le gouvernement avait créé cet argent à la place des banques, les contribuables auraient pu payer 1000 milliards de moins d’impôt, a peu près 33000 livres par personne au Royaume-Uni durant une période de 7 ans.[1]

Les intérêts sur la dette nationale

Comme les profits de la création monétaire vont aujourd’hui aux banques plutôt qu’aux Etats, le gouvernement doit s’endetter beaucoup plus lourdement pour remplacer ce manque a gagner.

En tant que contribuables, nous devons payer les intérêts sur tout cet argent que nos Etats ont emprunté. Nous dépensons aujourd’hui plus en intérêt de la dette nationale que nous ne dépensons dans l’éducation, la défense, la police ou les transports (y compris les routes. Au Royaume-Uni, ces intérêts coûtent 1700 livres par personne par an.[2]

Plus nous devons rembourser d’intérêts sur la dette nationale, mois nous pouvons dépenser dans nos services publiques et plus nous devons payer d’impôt sans le moindre bénéfice.

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Déficits : le coût des crises et des récessions

Lorsque la crise financière a éclaté en 2008, des centaines de milliers de personne ont perdu leur emploi, les gens ont arrêté de consommer et les ventes des entreprises se sont effondrées. En conséquence, le gouvernement a collecté moins d’impôt car moins de gens travaillaient et les entreprises faisaient moins de bénéfices.

Dans le même temps, de plus en plus de gens ont perçu des allocations chômage augmentant ainsi les dépenses de l’Etat. La différence entre l’argent perçu (les impôts) et l’argent dépensé a explosé. Cette différence est ce que l’on appelle communément les « déficits » qui sont financés en empruntant.

Sans un système bancaire qui crée de la monnaie a chaque fois qu’elle fait un prêt, nous n’aurions pas de crises aussi violentes et nous n’aurions pas besoin d’utiliser l’argent des contribuables pour sauver les banques.

 

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